Répertoire d'activités visant la promotion de conduites non sexistes entre filles et garçons de maternelle et de primaire.
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Notre action.
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La socialisation des enfants, différenciée selon que l’on soit fille ou que l’on soit garçon, contribue à l’émergence et à l’aggravation des inégalités constatées entre les femmes et les hommes.
Aussi, la Mission Départementale aux Droits des Femmes et à l’Egalité de Haute-Savoie et l’association Espace Femmes Geneviève D., œuvrant pour sa part dans le domaine de la lutte contre les violences conjugales, ont-elles souhaité s’inscrire en amont des inégalités constatées chez le public adulte, et ce dans de le cadre de la promotion des rapports égalitaires entre les filles et les garçons.
En effet, la faible mixité des filières scolaires et des métiers occupés par les hommes et les femmes, avec pour conséquence des conditions d’emploi défavorables à l’égard de ces dernières, l’inégal partage des tâches dans la sphère domestique, les violences sexistes dont sont victimes les femmes sont autant de conséquences d’une éducation encore trop stéréotypée enjoignant chacun des sexes à occuper des places différenciées sur l’échiquier social.
Or, s’il y a en France des outils pour prévenir la violence dans les relations amoureuses des adolescent-e-s, peu de programmes existent en direction des enfants visant à promouvoir des rapports égalitaires dès l’âge de 5 ans.
Pourtant, c’est entre 5 et 10 ans que les enfants se mettent résolument à la recherche de modèles appartenant à leur genre. Ils peuvent même exagérer certaines règles de conduites ou certaines attitudes les jugeant conformes aux attentes à l’endroit de leur sexe. Il est donc particulièrement pertinent d’agir auprès des enfants de cet âge afin qu’ils se construisent une idée positive de leur sexe et de l’autre sexe, et qu’ils développent des comportements de respect et d’amitié à l’égard de leurs camarades, qu’ils soient filles ou garçons.
Delphine Brun, dans le cadre d’un stage de DESS sur les rapports sociaux entre les femmes et les hommes effectué au Québec, avait découvert le répertoire d’activités « Les p’tits égaux ». Celui-ci lui sembla tout particulièrement intéressant de par son approche globale de la promotion de l’égalité, pouvant tout aussi bien influer sur les champs des loisirs, des études, des métiers que dans le cadre de la prévention du sexisme.
Par ailleurs, l’approche pédagogique de cet outil ( activités adaptées en fonction de l’âge, façon de procéder claire, lettre type visant à associer les parents à la démarche…) avait particulièrement retenu son attention.
C’est avec l’arrivée de Delphine Devigny, étudiante à l’institut d’études politiques de Grenoble et effectuant son stage à Espace femmes Geneviève D., que l’adaptation du programme à un jeune public français a pu commencer.
Grâce à l’étroite collaboration du personnel de l’Education nationale, un comité de pilotage a été mis en place. Trois axes d’action ont été retenus pour l’année scolaire 2002/2003 :
L’impact de l’outil sur les représentations sexuées des enfants, s’inscriant dans un projet triennal avec suivi de la même cohorte d’élèves, a également fait l’objet d’une première évaluation. Les résultats à l’issue de seulement quatre activités en classe sont toutefois peu significatifs et demanderaient une évaluation plus approfondie et plus rigoureuse. En effet, les outils d’évaluation, élaborés par le comité de pilotage, ont montré à terme certains biais qu’aurait sans doute pu prévenir l’expertise d’un spécialiste en évaluation.
L’évaluation a également porté sur l’intérêt des enseignant-e-s par rapport au programme. Il ressort des entretiens effectués que le réperoire est perçu comme intéressant, facile à utiliser, avec une façon de procéder claire et détaillée. Il s’intégre bien au programme scolaire
La Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité de Rhône Alpes, Le Rectorat de Grenoble, le Service central aux Droits des Femmes et à l’Egalité ainsi que le Ministère de l’Education (bureau chargé de l’égalité) ont suivi le projet dans ses différentes étapes.
Des sessions de sensibilisation à la problématique de l’égalité entre filles et garçons en direction des intervenant-e-s jeunesse et des enseignant-e-s se dérouleront également cette année, notamment dans le cadre des formations BAFA, en partenariat avec la Fédération des œuvres laïques de Haute-Savoie et le Centre départemental de documentation pédagogique.
L'année scolaire 2003/2004 a permis d'affiner l'adaptation du programme. En effet, à la demande du Ministère de l'Education et du du Service aux droits des femmes et à l'égalité, une expérimentation plus vaste s'est déroulée dans les départements de la Drôme, de l'Isère et de la Haute-Savoie.
Pour en connaître les résultats, cliquez sur "expérimentation 2004".
Un autre fait important a été la présentation du répertoire d'activités lors du colloque national "De la mixité... à l'égalité dans le système éducatif" du 27 mai 2004. Le but de ce colloque était de faire un bilan intermédiare de la convention du 25 février 2000.